La Guerre de la désinformation

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Définition (cf. wikipedia): La désinformation est un ensemble de techniques de communication visant à tromper des personnes ou l’opinion publique pour protéger des intérêts (privés ou non) et/ou d’influencer l’opinion publique.

Un exemple d’une guerre de l’information. Que retiendra le lecteur à la suite des deux informations ? Celle d’un exécutif en place depuis  2009 ? (2004 si l’on considère le début du slogan diviser pour mieux régner)

Ou alors celle de l’opposition, il est si facile de les faire passer pour l’équipe jalousant le pouvoir, désireuse de prendre sa part du gâteau. Dans tout se mic mac comment tirer le vrai du faux. Tout d’abord se renseigner (même s’il est parfois très difficile d’obtenir des chiffres), ne pas prendre pour argent comptant ce qu’ils nous disent puis enfin venir jeter un oeil ici 😉

Passons à l’analyse du moment sur la désinformation par les chiffres.

Notre Gouvernement se gargarise des résultats de l’économie :

L’économie calédonienne se redresse (Nouvelle-calédonie la 1ère – 13 avril 2018)

Après la tentative manquée du Groupe Martin/Backes (on cible tout de suite le groupe à décrédibiliser) de dresser un « tableau noir » (l’utilisation de mot fort) de l’économie calédonienne à la veille du référendum, Calédonie Ensemble a rétabli la vérité (merci le sauveur est là) sur la situation. Et Philippe MICHEL de rappeler : « Toutes les statistiques officielles sur l’emploi, sur la fréquentation touristique, sur le recours au crédit, sur la production de nickel montrent que l’économie calédonienne se redresse et que les acteurs économiques et les calédoniens ont confiance dans leur avenir. Il faut valoriser et positiver cela au lieu de dresser les calédoniens les uns contre les autres ».

Une très belle intervention communication de Philippe MICHEL qui reprend pour ainsi dire mot à mot le début de l’analyse de l’IEOM : « L’indicateur du climat des affaires (ICA), qui résume l’opinion des entrepreneurs calédoniens sur la conjoncture locale, continue de se redresser au quatrième trimestre 2017. Il progresse de 2,1 points, retrouvant son niveau de mi-2015, avant la crise du nickel. Il s’établit ainsi à 92,9 points. » Mais la suite de la phrase même pas du rapport, (sans doute que l’équipe com n’a pas eu le temps de le lire, préoccupée à s’en mettre plein les poches avec les différents colloques eau et j’en passe), pour vous en exclusivité la suite de la phrase :

« soit toujours en deçà de sa moyenne de longue période, traduisant le ralentissement de l’économie calédonienne depuis 2012. »

Sans vouloir en rajouter il y a aussi le paragraphe suivant :

« Ce regain de confiance et ces bons résultats, surtout dans le secteur du nickel, ont toutefois lieu dans un climat économique qui reste globalement morose et ralenti. Le nombre d’emploi salarié privé, orienté à la baisse depuis deux ans, continue de diminuer. Les recettes fiscales enregistrent également en 2017 une baisse inédite de 2,8 %, qui affecte le niveau de dépense, tandis que la situation du financement des régimes sociaux accroit ses déséquilibres.»

Comment pouvons-nous comprendre ce qu’il se passe ?

Plusieurs pistes :

Lire le livre en photo d’illustration.

Rester attentif au contexte.

Ne pas se limiter à une information.

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