PGomes et sa fortune personnelle : Gollum et le seigneur des anneaux

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PG fait penser au légendaire Gollum dans le film « le seigneur des anneaux » ou ce dernier est prêt à tout pour conserver son anneau magique qui lui permet de conserver le pouvoir et la richesse.

PG est né le 27 octobre 1958 à Alger (Algérie). Son père était gendarme et sa maman institutrice. Ils quittent l’Algérie pour s’installer en France.

PG arrive finalement en Nouvelle-Calédonie à quinze ans en 1974 pour y être scolarisé au lycée La Pérouse de Nouméa où il passe son baccalauréat en 1977. Il retourne ensuite en Métropole pour ses études et obtient une licence en droit en 1981.

Il revient alors en Nouvelle-Calédonie et est intégré en tant que fonctionnaire au service de la concurrence et des prix en 1982. Déjà très dépensier, il aurait commencé dans l’administration avec un interdit bancaire… Deux ans plus tard il quitte ce poste pour se lancer en politique.

L’anecdote est importante pour comprendre la construction de sa fulgurante ascension et la constitution de sa fortune personnelle.

Le début d’une longue carrière politique propulsé par Jacques LAFLEUR. A la fin des années 1980, on lui confit l’ADRAF, établissement public chargé de la réforme foncière. Il profita de cette opportunité pour faire attribuer des terres ou dédommager grassement des habitants de La Foa, commune dont M. Gomes ambitionnait de devenir le maire.

En plus de cela, M. Gomes détourna les moyens de l’agence à son profit ainsi que des fonds importants. Philippe Gomes échappa à la justice grâce à l’intervention de Jacques Lafleur qui obtint du gouvernement socialiste d’intégrer ces détournements dans la loi d’amnistie qui fut adoptée après la signature des Accords de Matignon. Crimes crapuleux contre crimes de sang disait-on à l’époque…

Néanmoins, avant l’adoption de la loi d’amnistie en 1989, l’Etat avait demandé un rapport officiel, le rapport de M. Asselineau, inspecteur des finances, sur les « anomalies » de l’ADRAF. Un blog de la place bien renseigné en avait d’ailleurs, il y a quelques années, publiés quelques extraits qui concernent les méfaits de M. Gomes :

« Les prix décidés par l’ADRAF pour l’acquisition de propriétés foncières étaient 37,1% supérieure aux estimations du service des domaines de la Nouvelle-Calédonie. L’ADRAF a pris des décisions d’acquisitionpour 922 150 000 frs alors que l’estimation des domaines était de 672 583 000 frs. L’estimation de l’ADRAF était calculée par M. Guillerme, beau-père de M. Gomes, directeur adjoint. »

« 9 propriétés ont été attribuée à des personnes dont la demande d’attribution a été rédigée de la main de M. Gomes, directeur adjoint de l’établissement. »

« Les frais de restaurant ont atteint des niveaux élevés : 939 050 frs cfp et 706 588 frs cfp en 1988 occasionnés par M. Milliard ; 831 642 frs en 1987 et 178 955 frs en 1988 occasionnés par M. Gomes dont 782 130 frs au seul  Hôtel Banu à la Foa. Ces dépenses sont d’autant plus préoccupantes qu’il existe dans certains cas un doute sur leur existence même. »

« M. Philippe Gomes a eu un accident le 2 juillet 1988 avec une voiture de service Peugeot 309 alors qu’il n’était plus employé par l’établissement depuis le 24 avril 1988. La voiture a été réduite à l’état d’épave (coût du préjudice : 1 100 000 frs. L’agence n’a pas porté plainte. Par ailleurs, le dossier a été subtilisé des archives de l’ ADRAF. »

« Le bureau de M. Milliard, directeur de l’établissement, a été saccagé dans la soirée du 23 novembre 1987. Selon les dires du directeur, cette opération, qui s’est accompagnée de la destruction partielle de la porte du bureau, a été menée par MM. Gomes, directeur adjoint de l’établissement, Harold Martin, membre du congrès du territoire et membre du conseil d’administration de l’établissement. Ces deux personnes avaient prévenupréalablement par téléphone le directeur de l’action qu’ils allaient commettre, entrainant un départ précipité du directeur et de sont collaborateur, M. Chistian Breton, seuls encore présents dans les locaux. Ces dires ont été confirmés par M. Breton. »

Dans les jours qui ont suivi, à la Foa, certains fidèles auraient reçu l’ordre de bruler dans des fûts et sous contrôle, des piles de documents classés. Plus de documents compromettants, plus de preuves…

Comment faire pour pouvoir être élu maire de la Foa ? La première des étapes c’est d’y habiter… Jacques LAFLEUR le met en contact avec Monsieur Georges Guillermet Père qui lui prête une chambre pour justifier de lieu d’habitation et le tour est joué.

En 1989, il est élu maire de La Foa en remerciements de ses bons services. Commence alors son enrichissement personnel à partir de ces fonctions d’élu. Son premier déboire à La Foa c’est lorsqu’il ne réussit pas la transaction avec une famille propriétaire sur Lebris à qui il a autorisé la création d’un lotissement, l’ouverture d’une voie d’accès jusqu’à la mer et développer l’électrification pour la création d’une ferme aquacole. La contre partie de ces aménagements c’était de lui offrir un lot bien placé, vu sur mer. La punition n’a pas tardé. En 2017, cette partie de La Foa n’a toujours pas l’eau potable.

Mais de l’autre côté de la baie, à Ouano, les choses se sont bien déroulé, une fois les autorisations accordées, Philippe devient actionnaire dans l’élevage de crevettes de Ouano et revend rapidement ses parts à son ami Quito BRAUN ORTEGA qui en profite pour globaliser le tout avec l’atelier de conditionnement « La Pénéïde de Ouano » construit dans la zone industrielle de La Foa.

Il est à ce moment là, Maire de La Foa et élu à la province Sud et à l’ERPA, qui soutient déjà la filière crevettes….

Les Nouvelles Calédoniennes titrait d’ailleurs à l’époque :

« Guerre des crevettes. Philippe Gomes en appelle à la raison. L’ouverture, à La Foa, de l’atelier de conditionnement des crevettes du Tahitien Quito Braun-Ortega, a fait des vagues dans les bassins à crevettes. Philippe Gomès est intervenu pour calmer le jeu. »

L’argent de la vente de ces parts dans l’élevage de crevettes va lui permettre d’acheter SPOT et préparer son départ de La Foa.

En 2005, Philippe Gomès, président de la province sud, était donc à ce titre membre du conseil d’administration de Goro Nickel mais aussi patron d’une entreprise privée " Spot", spécialisée dans la vente de matériels électriques: une société qui avait remporté le marché de l’installation des climatiseurs de l’Usine du sud pour un montant de 127 millions de francs cfp.

Il est alors condamné en première instance puis innocenté en appel…. Il expliquera d’ailleurs qu’il a revendu ses parts dans la société avant les élections législatives de 2007.

En résumé, il revend les crevettes, pactole, il revend des climatiseurs, pactole, il revend Spot, pactole. Voilà résumé comment en quarante ans, un jeune interdit bancaire devient un puissant homme politique fortuné de Nouvelle-Calédonie qui possède une maison à la baie des citrons estimée à 400 millions CFP. Il est légitime de se poser la question du financement des travaux de construction de sa maison. Certains opposants citaient encore il y a quelques jours une suspicion de conflit d’intérêts entre l’entreprise Bonnet qui avait décroché un gros contrat lors de la construction de l’hôtel Shératon de Déva alors que PG était président de la province Sud et que les équipes de cette entreprises auraient en même temps travaillaient sur sa maison de la baie des citrons. Idem pour les entreprises PRD et Kilouplus qui ont travaillées, et n’ont jamais été remboursées intégralement par le propriétaire PG mais ont du elles, payer leurs sous-traitants. CQFD.

Gollum et son Précieux ont réussis ce tour de force. S’enrichir par des positions dominantes obtenues par à la politique et à ses élections successives. On pourrait aussi développer comment PG a utilisé des agents de certaines grande banques de la place afin d’avoir accès à des informations personnels et de sociétés en difficulté pour améliorer l’efficacité de ces dites négociations…

On aurait pu tourner certaines séquences du seigneur des anneaux à Nouméa. Peut-être un court métrage pour le prochain festival du cinéma de La Foa 2017.

En tous cas, toutes ces informations constituent une partie des mètres cubes de pièces à conviction contre P Gomes qui remplissent une pièce entière de la brigade financière de la Gendarmerie de Nouméa.



Articles connexes et Commentaires

  • l’élève a suivi le maître c’est habituel en politique aujourd’hui encore plus qu’hier….
    Quand ferez vous la même étude pour les autres élèves de notre regretté….??? LAFLEUR J. Je demande la même analyse pour Mrs FROGIER et MARTIN. je suis sûr que leurs fortunes est de 4 à 5 fois celle de PG.

    JOSY MARIE SEGURET avril 23, 2017 12:10 Répondre

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