Que reste-t-il du Front national local ?

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Si Marine Le Pen et son parti représentent bien un épouvantail en Métropole, capables de créer bien des surprises lors des municipales et des européennes, son antenne calédonienne s’est réduite comme une peau de chagrin. Seule Bianca Hénin présente une liste à Païta…

2009, cela n’est pas si loin, mais c’est peut-être bien déjà une éternité pour le Front national calédonien qui a disparu des radars provinciaux depuis cette date. Auparavant, notamment en 2004, lorsqu’il était présidé par Guy Georges, ce parti était toujours parvenu à obtenir des sièges à la Province sud et au Congrès.

Mais depuis cinq ans maintenant, il n’est plus qu’une ombre qui peine à retrouver la lumière. On peut même légitimement se demander si tel pourra être le cas un jour, tant ce parti semble s’être dépeuplé, tant il paraît également doubler, sur sa droite, par d’autres mouvements qui ont nettement plus le vent en poupe.

Pas de vague bleue Marine ici…

Seule éclaircie dans cette grisaille, la candidature de Bianca Hénin, incontournable sur Païta, qui avait obtenu 438 suffrages en 2008 dans cette même commune. Que peut-elle espérer cette année ? Sans doute confirmer qu’elle est toujours fidèle au poste, sous les mêmes couleurs, et que, contrairement à d’autres, ses convictions ne l’ont pas porté vers de nouveaux cieux politiques.

Néanmoins, cela ne suffira sûrement pas à redonner de l’allant à un Front national local qui semble loin d’être porté, lui, par la vague bleue Marine enregistrée en Métropole. Est-ce à dire que le décalage entre les enjeux de l’Accord de Nouméa et les dogmes un peu décalés du FN local a définitivement creusé la tombe électorale de ce parti ? Sans doute… Mais il reste encore à savoir si, en ces temps de radicalisations à outrance, certains fantômes ne vont pas ressurgir.



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