Très chère classe moyenne

543

Il y a 3 semaines, quand nous avons décidé d’ouvrir cette nouvelle tribune à votre attention, nous vous parlions déjà de cette classe politique calédonienne vieillissante mais surtout incapable de se renouveler voir de passer le relais alors nous allons en remettre une petite couche pour dire stop à leurs agissements qui nous tirent vers le bas.

Franchement, que ce soit la politique des Républicains (anciennement Rassemblement UMP), de l’Avenir Ensemble ou de Calédonie Ensemble, voyez-vous un réel changement à notre quotidien en terme de pouvoir d’achat depuis ces 15 dernières années ? Le pouvoir d’achat pour ne parler que de lui n’est pas au rendez-vous de nos attentes et loin des promesses qu’on nous avait fait, le constat est plus que clair à moins que quelqu’un puisse nous contredire.

Pourquoi ? Parce que les salaires ne répondent pas à une politique bien étudiée. Ils ne sont pas indexés à la hausse des prix. De même qu’ils ne correspondent pas à l’amélioration de la productivité ni à la disponibilité de l’offre au niveau local. Ce qui fait que les revalorisations éventuelles proposées depuis ces dernières années sont vite rattrapées par la hausse fulgurante des prix par l’absence d’un système de régulation efficace, mais de manière plus globale par l’inflation.

En dehors des produits de première nécessité, tous les autres produits et services… ont vu leur prix prendre l’ascenseur sans omettre les autres catégories de dépenses indispensables de la vie courante tels: les médecins, le loyer, la scolarité, les loisirs, etc… Autant d’indicateurs qui accentuent l’appauvrissement de la classe moyenne ou de ce qui en reste. Comment arriver à mettre de l’argent de côté alors que le salaire ne suffit pluss pour subvenir aux besoins de la famille pour un mois ? Là est la question…

Le nouveau contexte économique suite à la crise du nickel avec tous ces indicateurs financiers interpelle cette classe moyenne. Cette dernière prend conscience chaque jour du réalisme économique qui atteint directement son pouvoir d’achat et son niveau de vie. Ces « classes moyennes» proches de ce que Karl Marx qualifiait de petite bourgeoisie, vont désigner dans le discours politique calédonien ces nouvelles couches qui, dotées d’un minimum de capital, échappent à la vie au jour le jour qui est le lot du prolétaire, sans pour autant pouvoir se permettre l’oisiveté du bourgeois. Par ailleurs, il est partout noté que les classes moyennes partagent aussi une ambition d’ascension sociale.

Si vous voulez mon avis, Les Législatives de 2017 en Calédonie se joueront sur la capacité des candidats à incarner les espérances des classes moyennes au delà de notre avenir institutionnel. Il en découle que la défense des classes moyennes est un impératif politique pour toute force politique visant le pouvoir. C’est pourtant ce qu’avaient promis tous nos partis politiques aux manettes des institutions depuis des décennies mais ils ont échoué lourdement… Les paroles sont loin des actes et nous en sommes tous témoins à l’heure ou ils sont tous entrain de se battre pour des histoires d’investitures

Voyez-vous, seuls les résultats économiques permettent de préciser la réalité d’une politique réussie et on ne peut pas dire que la dernière mandature Calédonie Ensemble a réussi son pari pour relancer la consommation, il paraîtrait même que ce soit pire…

Alors pour qui voter et à qui faire confiance cette fois-ci ? Aux mêmes????



Articles connexes et Commentaires

Laisser un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *